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Le diagnostic de la SP
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photo of doctorÉtablir le diagnostic de la SP et déterminer le type d’évolution de la maladie ne se font pas toujours d’emblée. La confirmation d’un diagnostic de SP tarde parfois à venir parce qu’il doit absolument répondre aux critères de dissémination des lésions dans l’espace et dans le temps. Au cours du processus diagnostique, les médecins cherchent à prouver que les lésions du système nerveux central sont causées par la SP. La nature des symptômes que les lésions peuvent entraîner permet au médecin de localiser ces dernières, à l’examen physique. Lorsque les lésions ne provoquent pas de symptômes, les médecins recourent à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et à l’étude des potentiels évoqués pour déterminer leur emplacement. L’IRM peut également mettre en évidence des lésions apparues à diverses périodes.

L’attente du diagnostic peut s’avérer difficile. L’incertitude, l’inquiétude quant à l’avenir, les symptômes qui apparaissent puis disparaissent juste avant d’aller chez le médecin, les délais de rendez-vous et d’examens, tout cela peut entraîner de la frustration et des nuits blanches. Certaines personnes reçoivent le diagnostic de la SP avec soulagement parce qu’elles avaient craint le pire.

L’étude des antécédents et l’examen neurologique sont à la base du diagnostic de la SP. On peut aussi avoir recours à l’IRM, à l’évaluation des potentiels évoqués et, très rarement, à la ponction lombaire pour confirmer ce diagnostic.

» L’imagerie par résonance magnétique (IRM)

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique d’imagerie médicale couramment utilisée en radiologie pour visualiser les tissus mous et diverses structures du corps. L’IRM n’utilise pas de rayons X, mais un puissant champ magnétique qui permet l’alignement sur lui des atomes d’hydrogène des molécules d’eau de l’organisme. Dans la SP, l’IRM peut, d’une part, produire des images des lésions (zones détériorées) du système nerveux central (SNC) causées par la SP et, d’autre part, déceler une diminution de volume du cerveau. Lorsque le gadolinium (produit de contraste) est employé, l’IRM peut révéler des zones d’inflammation active dans le SNC. Au stade précoce de la SP, il est possible, quoique rare (5 % des cas), que les clichés d’IRM aient une apparence normale. Mais au fil du temps, les examens IRM répétés finissent par révéler des lésions typiques de la maladie, sinon, le diagnostic est remis en question. Si une deuxième séance d’IRM est requise pour confirmer le diagnostic, une période minimale de trois mois doit être prévue entre les deux.

» La ponction lombaire

L’évaluation des potentiels évoqués (PÉ) visuels, auditifs et somatosensitifs permet de mesurer la vitesse de propagation de l’influx nerveux dans les voies du SNC. Les tests peuvent déceler un ralentissement de l’influx provoqué par la détérioration de la myéline. De petites électrodes sont placées à des endroits précis sur le cuir chevelu et le corps du patient, qui est ensuite soumis à de légers stimuli, tels le clignotement d’une lumière ou d’un damier, une série de clics ou de très faibles décharges électriques. C’est ainsi qu’est enregistrée la vitesse de la réponse du cerveau aux divers stimuli. Pour la plupart des gens, ces tests sont indolores, mais certaines personnes ressentent un léger inconfort très bref à la stimulation électrique.

» La ponction lombaire

La ponction lombaire (PL), ou rachicentèse, n’est presque plus employée depuis que des technologies moins effractives, notamment l’IRM et l’évaluation des potentiels  évoqués, ont été mises au point.  Elle peut toutefois s’avérer utile, en particulier lorsque les résultats des autres examens sont négatifs. La technique consiste à introduire un fin trocart (aiguille) dans l’espace sous-arachnoïdien dans la partie inférieure de la colonne vertébrale afin de prélever une petite quantité de liquide céphalo-rachidien (LCR) qui baigne le SNC et circule dans cet espace. Le LCR est ensuite examiné aux fins de déceler les protéines présentes lors d’épisodes inflammatoires dans le SNC.

Il importe de se rappeler qu’aucun examen à lui seul ne permet de diagnostiquer la SP. Le diagnostic ne peut être posé qu’une fois éliminées toutes les autres causes possibles des symptômes observés. Qui plus est, un diagnostic certain de SP doit reposer sur les critères rigoureux préétablis.

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